C’est ici que commencent les aventures des gourmands (et gourmandes) dans les restos de Bucarest et de toute la Roumanie. Est-ce qu’ils vont survivre ?!?
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Il y quelques jours j’ai remarqué quelque chose de très bizarre pendant que j’étais chez le resto « Chez Ginette » avec quelques copains. Tous les servers et les garçons avaient une petite cuillère dans leur poche de la chemise. Lorsqu’un serveur est venu me demander la commande, je l’ai questionné :
-Pourquoi vous avez tous cette petite cuillère ?
Et il m’a expliqué que Ginette avait demandé une consultation à Andersen consulting et quelques mois d’analyse après, ils avaient arrivé w la conclusion que la petite cuillère était la pièce de couvert qui tombait le plus souvent, à une fréquence de 3 cuillère par table/heure. Suivant cette analyse il ne faut plus courir a la cuisine pour apporter une autre petite cuillère. L’économie de rendement pour le temps de travail est estimée au 5,21%. L’indice de satisfaction du client est augmenté au 3,75%. Deux minutes plus tard j’ai laissé tomber ma cuillère et le garçon m’a donné immédiatement sa cuillère, en disant qu’il prendrait une autre. Bravo Andersen ! Mais, plus curieuse, les garçons avaient une petite ficelle qui sortait de leur braguettes. J’ai questionné le garçon quel était le rôle de cette ficelle, lorsqu’il nous a apporte l’addition.
-Vous avez correctement observé, m’a dit-il d’une voix basse, Andersen Consulting a remarqué aussi que nous pourrions gagner du temps aux toilettes. La ficelle est liée autour du pénis, et donc on peut le faire sortir sans le toucher et en conséquence sans nous laver plus les mains, fait que signifie une économie d’eau et le temps perdu aux toilettes baisse à environ 7,39%.
-Et après que vous l’avez fait sortir, comment est-ce que vous le mettez dedans sans le toucher ? – j’ai demandé.
-Eh bien, me dit-il à bas voix, je ne sais pas comment font les autres…mais je m’en serve de la petite cuillère...
Premièrement, bonjour, mes chers gourmands ! Je suis Lia. On me connaît comme la Renard. Et pas un renard quelconque, mais un renard profondément gourmand. Passionnée de goodies causant de rondeurs plus ou moins dangereuses. Passionnée par la cuisine comme soupe d’haricot avec de la viande fumée, chou à la Cluj ou ail en ragout. Mais en ce qui concerne mes talents de cuisine on verra plus tard.
Je une autre grande passion. Les pubs. De toute sorte, odeurs ou services. Mais de bonne qualité. Je vais commencer notre amitié par un conte concernant la plus colorée d’eux, ou je viens tous les soirs, comme chez une église. En fait, comme chez une mosquée. Car il s’agit d’un pub arabe. Plus exactement, syrien. Il s’appelle Naser et il se trouve dans la Piaţa Domenii (adresse exacte Str. Dumitru Zosima, 86). Un premier conseil : si vous désirez horripiler une fille de Dorobanţi, il faut l’y conduire. A la première vue, l’image n’est pas très douce. L’espace un peu étroite commence par une vitrine ou on perçoit de diverses viandes exposées. Ca veut dire qu’on peut commander pour le grillé de chez nous.
La deuxième chambre réunit les connaisseurs qui fument en parlant sur leur langue. En cas de nécessité, on peut faire place aussi pour les clients. La troisième chambre a 4 tables et un aspect malin. Les murs sont oranges, il y a des ornements…kitsch plutôt, mais c’est probablement a cause de mon inhabitude à voire des narguilés, des chaises incommodes ou bien des tables sans couvertures.
Je pense que l’aspect de cette place est un sorte de test, il ne faut pas que tout homme ait les friandises y présents. Car, une fois assis, on mange sans arrêt.
Les pains arabes et les cornichons sont aux frais de la maison. L’airan à la menthe est une nécessité. Il est un peu amer et salé, et son gout n’a aucune connexion avec le yaourt de danone.
Comme moi, mon mec et mon amie, nous avons des idées fixes, nous commençons toujours avec un baba ganoush. C’est un mélange magique des aubergines hachées, tomates, huile d’olives et jus de grenade. On le consomme avec de morceaux de pain arabe. Ensuite il y a toujours la salade fatush, avec de la salade verte, tomates, concombres, herbes, aile, huile d’olives, limons et chips faits de pain grillée.
Est-ce qu’il y a quelqu'un qui hésite lorsqu’il s’agit de mouton ? Ici il faut nous en passer. Mouton barbecue. A oignon grillée. Bonnnn…Les morceaux de viande se fondent dans la bouche.
Ces petits morceaux, marrons à la surface et roseaux dedans, t’obligent de voir la vie dans une autre perspective. S’il ne s’agissait pas d’un pub arabe, on pourrait combiner la viande avec un vin rouge sec, et la morte serait facile.
Mais si vous refuser le mouton, vous pouvez toujours essayer le poulet barbecue. On le serve avec des frites (pas ceux gélés) et de la chou à mayonnaise. Un autre choix est l’arais, un pain arabe rempli avec de la viande de bœuf et des épices. N’oubliez pas de consommer l’airan ou le thé pour assortir tous ces plats.
Justement quand on pense que l’estomac est rempli à refus, le pudding à limon- divine ou les morceaux de cataif ou baklava nous sont servis. Sans charge ! Les patrons de Naser sont de bons garçons. Et des sorcières en plus ! L’un des patrons, qui reste assis toute la journée en recevant les clients, n’hésite pas me regarder d’un air langoureuse, dépendant de la présence de mon copain.
Je ne peu pas parler trop sur les services, il y a deux extrêmes, tous les deux blondes. La première semble tres triste, sobre et absente (en fait, si tu regarde ses beaux yeux, tu remarque immédiatement le vide de son cerveau), l’autre tres exacte, attentive et sympa.
En conséquence, il y a trois personnes affamés qui mange 3 baba ganous, 3 fatush, 2 airan avec de la menthe, 2 jus, un mouton barbecue, un poulet et des frites pour 139 lei. Et il nous et tres difficile de partir.
En final quelques conseils. Premièrement, il faut faire abstraction de l’aspect, car il va vous amuser en final. Si vous avez remarqué tous les plats ont une chose en commune : beaucoup de l’ail. Essayer d’être accompagné par votre partenaire ou de l’éviter après, en cas qu’il y manque. Contez sur mois, vous allez puer à cause de l’ail par tous vos trous. Mais ca vaut la peine, car l’ail tue les microbes. Mesdames, il est recommandable de sourire aux patrons, ils aiment ça et vous vous sentirez flattées. Messieurs, faites-le vous aussi, car un ami arabe ne dommage jamais.
Illal Liqaa Maasalamah, çela veut dire à la prochaine fois et que la paix nous retrouve ensemble!
Un roumain s’en va en Espagne. Et de quoi faire pendant son loisir…il va à la corrida. Une fois fini la corrida il va au resto car il a faim et demande le menu. Le serveur lui apporte le menu, mais tous les produits sont couteux. Pourtant à la fin de la liste il observe quelque chose de bon marché, mais bizarre. Il en commande et le serveur lui apporte deux choses grandes et rondes…très bons et plaisants au gout. Le deuxième jour le même programme. Il en commande mais cette fois on lui a apporté pour le même prix deux choses beaucoup plus petites. -Garçon, hier j’ai mangé pour le même prix quelque chose de très bon et grand, et maintenant elles sont si petites. -A oui, hier le taureau est mort, mais aujourd’hui c’est le toréador.
A quoi est-ce que l’on pense lorsqu’on entend le mot « médiéval » ? Personnellement, je pense aux tournois aux cuirasses, chevaliers, chevales, aux festins de chair, trouvers et Arthur avec Merlin.
Il y a peu de temps que j’ai découvert qu’il y existe une telle place, une minute à pied partant de Kogalniceanu envers la faculté d’histoire. Le Restaurant Excalibur se trouve caché dans l’ancienne façade de la ville, c’est pourquoi il serait mieux d’y aller accompagner par une personne qui sache la location ou tu cours le risque de le chercher en vain. En descendant dans le locale on est accueillis par l’épée portant le même nom qui se trouve plantée dans la pierre semblant attendre le nouveau chevalier pour lui faire montrer le monde.
La serveuse dressée comme une ancienne hôtesse te conduit à une table taillée en bois d’une manière barbare ; on entre d’un coup dans l’atmosphère médiévale, car on est environné par des drapeaux, des cuirasses et de la musique spécifique, mais malheureusement on en est rapidement réveillé de ce rêve à cause des menus en plastique en désaccord majeur avec l’atmosphère du resto.
Je vous recommande d’en aller affamés au resto car les plats sont immenses même dans les jours mauvais du chef, lorsqu’on reçoit moins de pommes de terre et seulement deux sortes d’ail au lieu de trois dans les jours à soleil.
Il serait mieux que tu te lave les mains avant de t’asseoir à la table, par deux raisons, on risque de ne pouvoir entrer dans les toilettes minuscules et on reçoit uniquement un seul couvert, le couteau, pour nous rappeler des temps médiévaux.
Si vous êtes deux amoureux essayez « Festin à la veille de la bataille » recommandé pour deux personnes : pilons, ailles sur un plateau de pommes de terre françaises qui te rappellent de ta grand-mère ; si on verse aussi de l’ail on va sans doute se lécher les doigts.
Si vous y aller en groupe je vous recommande de choisir « le grand festin des chevaliers » : une mélange du poulet avec de porc, et de pommes de terre, même si on le recommande pour 5 personne, 7 s’en satisfaire.
Si vous préférez du poisson, « on l’a peché spécialement pour votre altesse » : morue, merlu, dorada ou truite, à votre choix, avec des légumes.
Vous êtes des sportifs et vous préfères le gibier, il faut alors annoncer deux jours auparavant afin d’assembler les chiens de chasse pour cacher le lapin, la biche, le faisan ou le sanglier. Et si vous reste de place pour le dessert essayer « Le globe de la sorcière couvert de neige » : deux quenelles de semoule touché par de lait à vanille, couvert par glace et confiture.
Au début les serveurs sont ennuyeusement aimables, en demandant tous les deux minutes si tu désire quelque chose d’autre, mais une fois la table servie ils deviennent invisible comme d’après une nuit de débauche.
Même si les prix sont un peu élevés que d’habitude, dans cette Bucarest ou on paye plutôt pour la présentation que pour le gout, l’investissement fait au Excalibur vaut la peine pour le carnaval de nourriture aussi que pour l’atmosphère différent du resto.
Un joueur de saxophone noir entre dans sa cabine ayant un air satisfait et commence à faire son bagage. Il est suivi par le patron du resto qui lui dit d’une manière nerveuse : -Alors…c’est vrai ? …tu t’en vas ? -Bien sur ! Je retourne chez moi ! C’est un pays de racistes ici ! -M…mais le spectacle ? Tu me laisse comme ça ? Et comment as-tu pensé à cette chose de racisme ? -Parce que vous êtes racistes ! Et vous n’osez plus de mettre le pied dans mon pays ! -Calme-toi ? Quelqu’un t’as dit quelque chose ? Que je le mets à la porte toute de suite, je te le jure ! -Non, j’ai simplement fait un sondage et il en a résulté un pays de racistes ! -Un sondage ? Et est-ce que je peux savoir ta question ? -Je demandais : « Est-ce que vous êtes d’accord de tuer les noirs, les tziganes et les pharmaciens ? -Les pharmaciens. Pourquoi les pharmaciens ? -C’est justement ce que tous en répondaient !
Article pris du journal Libertatea, Vendredi, le 21.03.2008:
“ Deux gendarmes de Bucarest ont été heurtés hier pendant une action d’execution judiciaire par une porte de fer dont un homme d’affaire libanais avait ouvert à l’aide d’un autovehicule Hammer.
Hassan Awdi a perdu en instance le droit d’utiliser l’imoble où se trouvait le resto casa Bucur dans la capitale. Il etait nerveuse car les gendarmes ne lui avait pas permis d’entrer dans la cour et en consequence, l’homme d’affaire a forcé la porte en fer à l’aide de sa voiture de terrain, moment où les deux gendarmes ont ete accidentés. Avant de reussir d’immobiliser le patrón faché, un autre militaire a été mordu par la main par l’homme nerveuse. Apre la révolution les hériteurs de l’imoble où se trouvait le resto ont demandé en instance l’evacuation de ceux qui l’occupaient d’une maniere illicite. Ils ont reussi enfin d’y entrer jeudi, apres de dizaines de proces.”
Donc le group des hommes d’affaires libanaises AWDI (oui, exactement, ceux connu pour les troubles de Rodipet) ont perdu en instance l’imoble qui se trouve pres de la Place des Nations Unies de Bucarest, immoble ou se trouvaient le restaurant et l’hotel au meme nom- casa Bucur, qui a ete batti au debut du siecle passé, à partir de 1990, et le dernier finissage etant en 1944; il a ete connu longtemps comme Casa (Oprea) Soare
Chez casa Bucur les prix etaient decents si on considere sa position centrale. Voila ce que disait quelqu’un : “J’ai cligné mes yeux pour 2 minutes tout en regardant le menú. On ne pouvait pas croire qu’il y avait de prix si petit au milieu de Bucarest. Presque rien ne depassait 20 lei et la pluspart etait d’environ 15 lei. Le menú etait tres riche (soupes 4-6 lei), salads (8-12 lei), des plats roumains traditionels (comme: os de cochon fumé avec garniture -12 lei , cochon ou vache grillé, frit, dans tous les manieres posibles, avec garnitures, salades, tipiquement roumain, c’est a dire un festin de 3 jours et 3 nuits achevé fabuleuse par un colebile.”
Pour les menus de mariage il y avaient 3 variantes -70,75 ou 80 euro. (je ne suis pas en mesure d’en apprecier. Pour une mariage de luxe c’est pas exageré, mais pour mes gouts de vieille flower-power c’etait trop).
En contrebalance avec les prix etaient l’arrogance du directeur (avec lequel on devait traiter un evenement) ou l’indolence des serveurs avec lesquelles on traitait un dejeuner ou une viere à la terasse.
J’espere que les nouveaux patrons ne vont pas tolerer une telle maniere de salopard, comme disait pere Iancu, lui-meme patron de bar dans la gare de Buzau.
Mais qui sont les nouveaux patrons?
Il s’agit de Dragos Petrescu et Daniel Mischie, actionnaires de la compagne Trotter Prim(le premier avec 87% et le deuxieme avec 13%), compagne qui possede le pub Carul cu Bere, les restaurants City Grill, les bistros pizza Buongiorno, les fast-foods Bundetot et les cofee-shop City Café.
A mentionner qu’en ce qui concerne l’ancienne Casa Bucur, en present le Hanul Berarilor Interbelic, ces deux n’ont pas achete l’immoble mais ils sont contracté un parteneriat avec le propritaire legal du batiment et du terrain, car les discussion sont commencés à partir de 2007. Il est posible d’avoir financé meme le proces avec les libanaises de Awdi? Qu’importe maintenant…
Dragos petrescu est entré dans les affaires avec restaurants en 1997, inspiré par le modele McDonald’s qu’il avait etudie pendant un cursus de specialisation. Le premier chaîne de restaurants qu’il avait fondé avec son competiteur actuel, Catalin Mahu, a été “La Mama”, dont il a abandoné en 2005, un an apres l’ouverture du premier City Grill.
A présent les compagnes patronées par les deux personnes sont en competition dans unemarché d’environ 1,5 milliards euro.
Les affaires de Petrescu en résumé ->
- CityGrill/City Café 8 restaurants et cafés 15 euro – la valeur estimé d’un voucher 15,2 mil. euro – chiffre totale d’affaire en 2008
- Trattoria Buongiorno 2 restaurants vise le segment moyen et au-dessous de moyen le premier restaurant a été ouvert à la fin de 2007, suivant la prise du restaurant Casa di David Downtown
- Bundetot un restaurant a marqué l’entrée de Petrescu dans le segment des restaurants du type fast-food 4 euro – la valeur moyenne estimé du voucher
- Caru' cu bere un restaurant 6 mil. euro – chiffre d’affaire estimé pour cette année augmentation d’une chiffre pour les vents en euro à partir du debut de l’année
Ayant appris que Dragos Petrescu & Co. Désirent à investir dans l’ancienne Casa Bucur plus d’un million euro pour une période de deux années sous le nouveau brand hanul Berarilor Interbelic (ayant l’intention de refaire l’atmosphere du Petit Paris du debut du siecle passé), j’ai eu une envie soudaine et incontrolé de faire une reservation pour deux personnes pour le jour de l’ouverture. Mais je ne savais pas comment faire. Assez étonnamment, mais le Hanul Berarilor n’a pas encoré un website et donc ni un numero de telephone à la portée. Comme je savais qu’ils sont partie integrante de la meme compagne, j’ai accessé le site de City Grill et j’ai téléphoné à madame Carmen Polcovnicu, directrice du City Grill Orhideea. Initialement, elle a voulu me faire elle-meme la reservation pour jeudi, 8 octobre, mais ensuite elle est revenu avec un télephone en me disant qu’il serait mieux de contacter le directeur de Hanul Berarilor, Monsieur Mihai Barsan. J’ai appris plus tard pourquoi elle m’a dit de proceder de sorte. C’est parce que le Monsieur deja mentionné ne savait pas ni meme mardi si l’ouverture aurait place jeudi ou samedi. Et mercredei le meme. J’ai telephoné hier soir et il m’a confirmé que le restaurant etait ouvert et la reservation etait faite pour samedi 19,00. A 19.30 le programme artistique commence. Je suis bien curieux quelle sorte de musique ils vont choisir afin de te teleporter dans le Bucarest des annees 1930. Hmmm….Vraiment curieux.
Autrement dit, Casa Bucur est norte, Hanul Berarilor a pris sa place. Donc, "le roi est mort, vive le roi"!
Je vais revenir avec d’autres details, potos et videos y inclus, apres le diner de demain soir!:P
Un homme et sa femme vont prendre le déjeuner au resto. Elle verse par erreur la soupe sur sa nouvelle robe. Et, comme en attendant une consolation romantique de la parte de son époux, elle dit :
-Me voila, je suis comme une vache maintenant.
-Oui, et en plus tu a versé la soupe su toi ! Répond-t-il d’un air consolateur.
LATER EDIT (ora 20,24) ->
Et voilà qu’il y a des protestes sur le boulevard, pres de Cismigiu: FEMMES, NE TOLEREZ PAS LES MISOGYNES ! :D